Pourquoi une analyse ?

Il arrive parfois que nous traversions des périodes difficiles dans nos vies. Ces périodes semblent même souvent se ressembler au point que nous nous demandions pourquoi le sort s’acharne sur nous. Dans ces moments là, la souffrance est grande, le bonheur absent. Pourquoi dès lors continuer à supporter cela ? La psychanalyse est une solution pour sortir de cette problématique en donnant du sens à ce qui nous arrive. Il n’y a pas de malédiction ; rien qui ne soit écrit qui ne puisse se réécrire.

 

La psychanalyse propose, en donnant un sens à nos symptômes, d’accéder à une certaine liberté. Liberté de penser sans culpabiliser, liberté d’agir sans se poser de (mauvaises) questions, liberté d’être, enfin, au Monde. Il n’y a pas d’effets secondaires, pas de drogues à avaler, juste réapprendre à parler et à réfléchir afin de reprendre les commandes de soi-même.

 

Le travail porte sur le présent et le passé afin de se réapproprier son histoire. Il n’est pas question de se réfugier dans l’étude stérile d’un passé révolu mais au contraire d’effectuer un pas en arrière afin de considérer sous un nouvel angle notre rapport au réel.

 

Un travail psychanalytique est difficile, parfois douloureux car il exige une réflexion approfondie et un retour sur notre histoire ; car il y a toujours un lien entre la souffrance actuelle et certains épisodes de notre passé. Mais lorsque l’on se retrouve seul face à soi-même, il n’est pas facile de faire ce lien, ça peut même être impossible. L’analyste se pose donc comme celui qui vous permettra d’entendre votre conflit intérieur et de vous en délivrer. Néanmoins l’analyste ne fait pas de miracles, il ne lit pas non plus dans les pensées des gens. Il travaille sur le contenu du discours de l’analysant et fait écho à ce discours à chaque fois que c’est nécessaire. Chaque écho entendu par le patient devient un petit caillou jalonnant le chemin vers la disparition du symptôme.

 

Personne n’est à l’abri d’un traumatisme psychique. Vouloir en parler ne constitue pas une preuve de faiblesse mais au contraire une marque d’intelligence. Il est impensable de se résoudre à vivre dans la souffrance. Le bonheur est possible au prix d’un travail sur soi, pour soi. Il n’y a aucune honte à se faire aider, c’est même devenu très naturel dans de nombreux cas. Lorsqu’on a une angine, il ne viendrait à l’esprit de personne de ne pas aller voir son généraliste. Il devrait en être de même pour la souffrance psychique. Se dire aussi que le médicament n’est pas obligatoire, là non plus… (Les Français sont les plus gros consommateurs de psychotropes en Europe.)

 

La psychanalyse est une rencontre avec soi. Un moment d’égoïsme nécessaire que l’on peut assumer et revendiquer. La psychanalyse ne pose pas la question de la normalité. Elle tente de penser le sujet dans sa globalité en l’amenant à s’assumer, à s’apprécier comme tel ; et ce même s’il est différent de la norme sociale établie.